Goldorak
« Prends garde, Goldorak ! » — le jour où le Japon a débarqué dans les salons français.
⭐ De quoi il s’agit. Goldorak (titre original UFO Robot Grendizer) est un anime de robot géant créé par Gō Nagai : manga en 1975, série animée diffusée au Japon en 1975-1977, puis en France dès juillet 1978 dans l’émission Récré A2. Le prince Actarus, réfugié de la planète Euphor détruite par Véga, pilote depuis la Terre le robot Goldorak pour repousser les « golgoths » de l’empire ennemi.
🔑 Choc culturel. Succès foudroyant : cours de récréation, produits dérivés, générique culte. C’est le premier anime japonais massivement populaire en France, la porte d’entrée de toute une génération vers le dessin animé nippon. 🔑 Matrice de la japanophilie. Goldorak ouvre la voie à la vague suivante (Albator, Candy, le Club Dorothée des années 1980), et donc à la japanophilie française et au marché du manga qui explosera plus tard. 🔑 Débat public. Sa violence et son étrangeté déclenchent une polémique nourrie sur la violence à la télévision pour enfants, portée notamment par des figures comme Ségolène Royal (Le Ras-le-bol des bébés zappeurs, 1989).
⚠️ Esprit critique. La panique morale autour de Goldorak en dit souvent plus sur les adultes que sur les enfants : elle mêle une vraie question (que montre-t-on aux plus jeunes ?) et un réflexe de mépris culturel envers un produit « étranger » et industriel, jugé inférieur à l’animation « d’auteur ». Méfiance aussi avec la nostalgie : on réécrit volontiers Goldorak en chef-d’œuvre fondateur, alors que son importation répondait d’abord à une logique économique — des heures d’antenne à remplir à bas coût.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (1)
- Osamu Tezuka BD-Manga-Comics