Deux espèces qui se façonnent mutuellement, comme deux danseurs.
⭐ L’idée forte. La coévolution décrit deux espèces (ou plus) qui évoluent l’une en réponse à l’autre, chacune exerçant une pression de sélection sur l’autre en retour. Les trios classiques : fleur / pollinisateur (l’orchidée de Darwin à long éperon et le papillon à longue trompe qui l’a fait prédire), prédateur / proie (guépard plus rapide → gazelle plus rapide), parasite / hôte (virus et système immunitaire). Le résultat est souvent une « course aux armements » (arms race) où chaque adaptation d’un camp appelle une contre-adaptation de l’autre.
🔑 Le point clé / ce qu’on oublie. (1) La coévolution peut être antagoniste (proie/prédateur) ou mutualiste (fleur/abeille, chacun y gagne). (2) L’hypothèse de la Reine rouge (Leigh Van Valen, d’après Alice au pays des merveilles) : il faut courir sans cesse pour rester sur place — évoluer en permanence juste pour ne pas se laisser distancer. C’est un argument majeur en faveur de l’intérêt évolutif du sexe (brasser les gènes contre les parasites).
⚠️ Esprit critique. (1) Toute ressemblance écologique n’est pas coévolution : il faut prouver une influence réciproque. 🔑 (2) La coévolution tisse les réseaux d’interdépendance qui font la richesse des écosystèmes. (Cf. La Biodiversité.)