Économie → un des pays les plus pauvres du monde en 1960 devient membre de l’OCDE en 1996.
L’essentiel
Le « miracle sur le fleuve Han » désigne la transformation de la Corée du Sud d’un pays agraire dévasté par la guerre (1950-1953) en puissance industrielle. En 1960, le PIB par habitant coréen (~100 $) était comparable à celui des pays les plus pauvres d’Afrique. Grâce à une croissance d’environ 8-10 %/an pendant trois décennies, la Corée rejoint l’OCDE en 1996. Le pilotage étatique autoritaire, notamment sous Park Chung-hee (au pouvoir de 1961 à 1979), structure ce rattrapage.
Mécanisme
- Plans quinquennaux : l’État planifie et oriente l’industrialisation à partir de 1962.
- Chaebols : conglomérats familiaux (Samsung, Hyundai, LG, Daewoo) soutenus par le crédit d’État.
- Industrialisation par les exportations : du textile vers l’acier, les navires, l’automobile puis l’électronique.
- Investissement massif dans l’éducation et fort taux d’épargne national.
Limites / Fragilités
- Surendettement des chaebols, révélé par la crise asiatique de 1997.
- Dépendance au crédit et concentration extrême du pouvoir économique.
- Coût social : répression syndicale et régime autoritaire jusqu’aux années 1980.
À retenir
En une génération, la Corée du Sud passe de ~100 $ de PIB/habitant à un statut de pays développé, membre de l’OCDE (1996). Le moteur : des chaebols dopés par l’État, des plans quinquennaux et une stratégie d’exportations, modèle emblématique des Tigres asiatiques.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (4)
- MOC — Miracles et Modèles Économiques Économie
- Les Tigres Asiatiques Économie
- Le Miracle Japonais Économie
- Le Miracle Taïwanais Économie