Une guerre civile de trente ans pour le trône d’Angleterre, entre deux branches d’une même famille, qui accoucha de la dynastie des Tudor.
⭐ Le déclenchement. Au sortir de la guerre de Cent Ans, l’Angleterre est affaiblie et son roi, Henri VI, fragile et sujet à la folie. Deux branches de la dynastie Plantagenêt se disputent la couronne : la maison de Lancastre (emblème de la rose rouge) et la maison d’York (rose blanche). Le conflit éclate à la bataille de St Albans en 1455 et déchire la haute noblesse en factions rivales.
🔑 Le déroulé. La guerre alterne trêves et carnages. Édouard IV (York) s’empare du trône, mais les retournements se succèdent, jalonnés de batailles féroces comme Towton (1461), la plus sanglante du sol anglais. À la mort d’Édouard, son frère Richard III usurpe le pouvoir, soupçonné d’avoir fait disparaître ses neveux, les « princes de la Tour ». Le dénouement survient à Bosworth (1485) : Richard III y est tué, et Henri Tudor ceint la couronne sous le nom d’Henri VII. Il épouse Élisabeth d’York, unissant les deux roses.
⚠️ Esprit critique. L’expression « guerre des Deux-Roses » est tardive, popularisée au XIXe siècle. 🔑 Les Tudor ont largement forgé la « légende noire » de Richard III pour légitimer leur usurpation — une histoire réécrite par les vainqueurs, immortalisée par Shakespeare. (Cf. La Guerre de Cent Ans.)
🔗 Liens
- <span class=“lien-absent”>Les Tudor</span> · La Guerre de Cent Ans · <span class=“lien-absent”>William Shakespeare</span>