Civilisation raffinée d’Italie centrale (Toscane actuelle), florissante du VIIIe au IIIe siècle av. J.-C., avant d’être absorbée par Rome.
⭐ Les maîtres de Rome naissante. Avant d’être une puissance, Rome fut en partie gouvernée par des rois étrusques (les Tarquins) et leur doit beaucoup : l’arc et la voûte, les techniques d’urbanisme et de drainage, l’art divinatoire (lire l’avenir dans les entrailles), les combats de gladiateurs, les insignes du pouvoir. Peuple d’orfèvres, de commerçants et de marins.
🔑 Le mystère de la langue. On lit l’alphabet étrusque (dérivé du grec) mais on ne COMPREND presque pas la langue : elle n’est apparentée à aucune autre connue en Europe. 👉 Nous n’avons aucun grand texte étrusque — surtout des inscriptions funéraires. Une civilisation brillante reste ainsi à demi muette.
⚠️ Esprit critique. L’image d’un peuple « mystérieux », joyeux et sensuel (via leurs fresques de tombes, banquets et danses) est en partie un fantasme moderne (D.H. Lawrence). 🔑 Surtout, les Étrusques illustrent une loi de l’histoire : les VAINQUEURS écrivent le récit. Rome, en les absorbant, a effacé leur mémoire et minimisé sa dette envers eux. On redécouvre aujourd’hui à quel point la « romanité » doit à ce peuple vaincu. (Cf. La Rome Antique, Les Celtes.)