Vague de contestation étudiante et ouvrière qui secoue la France (et l’Occident) au printemps 1968 — plus révolution culturelle que politique.
⭐ Le déroulé. Partie de l’université de Nanterre puis de la Sorbonne, la révolte ÉTUDIANTE (barricades au Quartier latin) rejoint une grève OUVRIÈRE massive (~9 millions de grévistes, la plus grande de l’histoire française). Le pays est paralysé ; de Gaulle vacille, puis reprend la main (élections, victoire de la droite en juin).
🔑 La portée. Échec politique immédiat, mais séisme CULTUREL durable : contestation de l’autorité (patrons, professeurs, pères, État), libération des mœurs, féminisme, écologie, individualisme. Slogans : « Il est interdit d’interdire », « Sous les pavés, la plage ».
⚠️ Esprit critique — un héritage disputé. 68 est un objet de bataille mémorielle permanent. 👉 La droite y voit l’origine d’un « relativisme » et d’une perte des repères (Sarkozy voulait « liquider l’héritage de 68 »). Une partie de la gauche y voit une révolution émancipatrice trahie. Et une lecture provocante (Boltanski, Michéa) : la révolte anti-autoritaire de 68 a paradoxalement nourri le CAPITALISME le plus flexible — l’individu « libéré » est devenu le consommateur idéal et le travailleur « autonome » précaire. 🔑 Un même événement, trois récits inconciliables : preuve qu’on n’a pas fini de le digérer.
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Fiches qui citent celle-ci (2)
- Nuit debout Politique
- Les Particules élémentaires — Houellebecq Littérature