Informatique → software → la partie invisible qui donne vie à la machine.
L’essentiel
Un logiciel (en anglais software) est un ensemble d’instructions qui dit à la machine quoi faire. C’est l’immatériel par opposition au matériel (hardware), la partie physique qu’on peut toucher (processeur, écran, disque). Sans logiciel, un ordinateur est un tas de composants inertes ; sans matériel, le logiciel n’a rien pour s’exécuter. Les deux sont indissociables.
🔑 Les grandes familles de logiciels
On distingue quatre couches, du plus proche du matériel au plus proche de l’utilisateur. Le firmware est un micro-logiciel gravé dans un composant (le BIOS qui démarre le PC, le programme d’une box internet). Les pilotes (drivers) traduisent entre le système et un périphérique précis (imprimante, carte graphique). Le système d’exploitation (OS : Windows, macOS, Linux sur ordinateur ; Android, iOS sur mobile) est le chef d’orchestre : il gère la mémoire, les fichiers, les autres programmes. Enfin les logiciels d’application rendent le service final : Word, un navigateur, un jeu, WhatsApp.
🔑 Du code source au bug
Un développeur écrit du code source dans un langage de programmation lisible par un humain. Ce texte est ensuite traduit en exécutable, la version en langage machine que l’ordinateur lance. Une erreur dans le code produit un bug — le terme vient d’un vrai papillon coincé dans un ordinateur en 1947. On corrige les bugs et on ajoute des fonctions via des mises à jour (nouvelles versions). Pour ne pas tout réécrire, les programmes réutilisent des bibliothèques (blocs de code prêts) et communiquent entre eux via des API (des « prises » standard : c’est une API qui permet à une appli de météo d’afficher une carte Google Maps).
🔑 Modèles économiques et de distribution
Le clivage majeur oppose le propriétaire (code fermé, ex. Windows, Photoshop) au libre / open source (code ouvert, modifiable, ex. Linux, Firefox, sous licences comme la GPL). Côté prix : payant à l’achat, gratuit, freemium (base gratuite, options payantes) ou abonnement — le modèle SaaS (Software as a Service), où le logiciel tourne dans le cloud et se loue au mois (Office 365, Netflix). Côté forme : application web (dans le navigateur), native (installée sur l’ordinateur) ou mobile.
⚠️ Esprit critique
Le logiciel structure le pouvoir. L’obsolescence programmée logicielle rend un appareil « trop vieux » quand les mises à jour s’arrêtent, alors que le matériel fonctionne encore. Le lock-in (dépendance) enferme l’utilisateur dans un écosystème dont il est coûteux de sortir. Le bloatware encombre les appareils de logiciels imposés et inutiles. Le débat libre vs propriétaire touche à la sécurité (un code ouvert est auditable par tous) et à la souveraineté (dépendre de logiciels étrangers, c’est déléguer une part de contrôle). Comme le résumait l’investisseur Marc Andreessen, « le logiciel dévore le monde » : de la voiture à l’hôpital, presque tout tourne désormais sur du code.
À retenir
Le logiciel est l’intelligence immatérielle de la machine, organisée en couches (firmware, pilotes, OS, applications). Né d’un code source traduit en exécutable, il vit de versions et de bugs. Ses modèles — propriétaire vs libre, payant/gratuit/freemium/SaaS — sont autant de choix économiques et politiques, où se jouent dépendance, sécurité et souveraineté.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (1)
- Le Cloud Informatique & IA