À travers quels yeux voit-on l’histoire ? Le concept qui règle ce que le lecteur sait — et ce qu’on lui cache.
⭐ Le point de vue du récit. La focalisation (Gérard Genette) désigne le POINT DE VUE adopté — « à travers quels yeux » l’histoire est vue, et donc QUE SAIT le lecteur. À distinguer du narrateur (qui parle) : la focalisation, c’est qui VOIT.
🔑 Trois focalisations. 🔑 (1) ZÉRO (omniscient) : le narrateur SAIT TOUT, voit dans toutes les têtes (Balzac). (2) INTERNE : on voit par les yeux d’UN personnage, limité à ce qu’IL sait (identification, suspense). (3) EXTERNE : le narrateur en sait MOINS, décrit de l’extérieur comme une caméra (mystère). Le choix crée l’effet (cf. Le Monologue intérieur).
⚠️ Esprit critique. (1) Voir, c’est être orienté : la focalisation oriente ce que le lecteur sait et ressent — on ne « voit » jamais une histoire « objectivement » (cf. Le Male Gaze). 🔑 (2) Une leçon sur toute représentation : comme la caméra au cinéma, tout récit CHOISIT un point de vue. Comprendre la focalisation, c’est comprendre comment récits et images nous font voir ce qu’ILS veulent (cf. Le Clipping).
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (5)
- Le Modernisme (littérature) Littérature
- Le Monologue intérieur Littérature
- Le Narrateur Littérature
- Le Roman épistolaire Littérature
- Les Voyages de Gulliver Littérature