Platon (Timée) → Le « troisième genre » : l’espace-matrice où le monde prend forme
L’essentiel
Dans le Timée, la chôra (« réceptacle », « nourrice ») est un troisième genre de réalité, à côté des Idées (modèles) et des choses sensibles (copies). C’est une sorte d’espace ou de matrice informe, sans qualité propre, dans laquelle le Démiurge imprime les formes pour engendrer le monde sensible.
Points clés
- La chôra est insaisissable : ni intelligible ni sensible, on ne l’atteint que par un « raisonnement bâtard ». C’est le support de toute apparition, comme la cire reçoit les empreintes.
- Elle est nécessaire : sans un « où », les copies des Idées ne pourraient exister.
Portée
- Concept énigmatique, très commenté (Derrida, Kristeva) : la chôra comme espacement originaire, antérieur à toute forme — une des pages les plus difficiles de Platon.
À retenir
La chôra (Platon, Timée) : un « troisième genre », un réceptacle informe (espace-matrice) où le Démiurge imprime les Idées pour faire naître le monde sensible. Insaisissable (ni intelligible ni sensible), elle est le support nécessaire de toute apparition.
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Fiches qui citent celle-ci (2)
- Platon — Timée Philosophie
- Démiurge Philosophie