Quand la lumière arrache des électrons à un métal.
⭐ Éclairez un métal : au-delà d’une certaine fréquence, il éjecte des électrons. Le phénomène, observé par Hertz (1887), résistait à la physique classique, qui prévoyait un effet dépendant de l’intensité lumineuse. Or l’expérience dit l’inverse : une lumière rouge très intense n’arrache rien, une faible lumière bleue oui.
🔑 L’explication d’Einstein (1905). (1) La lumière est faite de grains d’énergie, les quanta (plus tard nommés photons), d’énergie E = h·ν proportionnelle à la fréquence. (2) Un électron est éjecté seulement si un photon porte assez d’énergie pour vaincre le « travail de sortie » du métal. (3) Augmenter l’intensité ajoute des photons (plus d’électrons), pas de l’énergie par photon. C’est cette interprétation, non la relativité, qui lui a valu le prix Nobel 1921.
⚠️ Esprit critique. (1) L’effet ne « prouve » pas que la lumière n’est que corpusculaire : elle reste aussi une onde (interférences). 🔑 (2) C’est la naissance de la dualité onde-corpuscule et un acte fondateur de la physique quantique. (Cf. La Relativité et la Physique Quantique.) Applications directes : cellules photovoltaïques, capteurs, cellules photoélectriques.