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Bullshit Jobs

« Des emplois si inutiles que ceux qui les occupent le savent » — la thèse choc de Graeber sur le vide au cœur du travail moderne. ⭐ Les « jobs à la con ».

« Des emplois si inutiles que ceux qui les occupent le savent » — la thèse choc de Graeber sur le vide au cœur du travail moderne.

Les « jobs à la con ». Bullshit Jobs (« emplois à la con ») est un concept de l’anthropologue David Graeber (2018) : des emplois si INUTILES, superflus ou néfastes que même ceux qui les occupent peinent à en justifier l’existence — tout en devant faire SEMBLANT du contraire. Point crucial : ce n’est pas Graeber qui juge « inutile », c’est le SALARIÉ lui-même qui a le sentiment secret que son poste pourrait disparaître sans conséquence.

🔑 Une typologie et un paradoxe. 🔑 Graeber distingue des types : les « larbins » (faire valoir un supérieur), les « porte-flingues » (lobbyistes, télévendeurs agressifs), les « rafistoleurs » (réparer des problèmes qui ne devraient pas exister), les « cocheurs de cases » (produire de la paperasse pour faire semblant), les « petits chefs ». Le PARADOXE central : le capitalisme, censé traquer l’inefficacité, a MULTIPLIÉ les emplois inutiles (surtout administratifs) — pendant que des métiers vraiment utiles (soin, éducation) sont mal payés. Plus un travail est utile aux autres, moins il semble payé (cf. Le Bonheur au Travail).

⚠️ Esprit critique. (1) Thèse fragile empiriquement : « se sentir » inutile n’est pas « être » inutile — beaucoup de tâches invisibles ont une fonction cachée. La démonstration repose sur des témoignages, pas sur une mesure rigoureuse. À prendre comme une hypothèse STIMULANTE, pas une preuve (cf. L’Esprit Critique). 🔑 (2) Pourquoi ça résonne : au-delà des chiffres, le concept touche un mal-être RÉEL — la quête de SENS au travail, le sentiment d’absurdité, la bureaucratisation (cf. La Bureaucratie). Il nourrit les reconversions vers des métiers « qui ont du sens ».

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