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Le Cinéma Coréen

Art & Culture → Cinéma → Cinématographie nationale — Depuis la fin de la censure et la libéralisation des années 1990, le cinéma sud-coréen s'est imposé comme l'une des cinématographies les plus…

Art & Culture → Cinéma → Cinématographie nationale


Enjeu global

Depuis la fin de la censure et la libéralisation des années 1990, le cinéma sud-coréen s’est imposé comme l’une des cinématographies les plus audacieuses du monde. Sa signature : un mélange des tons brutal et virtuose, où l’horreur croise la comédie, où le mélodrame débouche sur la violence et où le divertissement de genre sert de cheval de Troie à une satire sociale féroce. Le sacre de Parasite (Palme d’or 2019, Oscar du meilleur film 2020, premier film non anglophone à l’obtenir) a couronné cet essor mondial.

Caractéristiques objectives (techniques)

  • Hybridation des genres : un même film passe du burlesque au tragique (Parasite, Memories of Murder).
  • Maîtrise formelle : plans-séquences chorégraphiés, montage nerveux, esthétique léchée.
  • Violence stylisée et cathartique, souvent liée à la vengeance (trilogie de la vengeance de Park Chan-wook).
  • Réalisateurs phares : Bong Joon-ho, Park Chan-wook, Lee Chang-dong, Kim Ki-duk.

Caractéristiques subjectives (l’esprit)

Une rage sociale habite ces films : critique des inégalités de classe, du poids du capitalisme, des blessures historiques (dictature, guerre). Le spectateur est déstabilisé, ballotté d’un registre à l’autre, jamais autorisé au confort moral.

Thèses et débats

1. Genre populaire ou art d’auteur ?

  • Thèse : la Corée réconcilie cinéma de genre et cinéma d’auteur exigeant. Contradicteur : la violence spectaculaire flirte parfois avec la complaisance.

2. Un modèle exportable ?

  • Thèse : Parasite prouve l’universalité du récit de classe. Contradicteur : le succès doit beaucoup à une industrie (chaebols, quotas d’écran) difficile à reproduire.

🔗 Notes connexes