L’égoïsme des atomes mesuré sur une échelle — plus un atome est « avare » d’électrons, plus il tire la couverture à lui dans chaque liaison.
⭐ La tendance à attirer les électrons. L’électronégativité mesure la capacité d’un atome à ATTIRER vers lui les électrons d’une liaison chimique qu’il partage. C’est une échelle relative (la plus connue est celle de PAULING, de ~0,7 à 4,0). Le FLUOR est le plus électronégatif (~4,0), le champion de l’avarice ; les métaux alcalins sont les plus « généreux ». Dans le tableau périodique, elle AUGMENTE vers la droite et vers le haut.
🔑 La clé de la nature des liaisons. 🔑 C’est l’ÉCART d’électronégativité entre deux atomes qui décide du type de LIAISON : faible écart → COVALENTE apolaire (partage équitable) ; écart moyen → COVALENTE POLAIRE ; grand écart → IONIQUE (transfert d’électron). Cette polarité gouverne la solubilité, les points d’ébullition et la fameuse structure de l’eau.
⚠️ Esprit critique. (1) Ce n’est PAS une grandeur mesurable directement comme une masse : c’est un concept construit, et plusieurs échelles (Pauling, Mulliken, Allred-Rochow) coexistent. 🔑 (2) La valeur d’un atome n’est pas absolue : elle DÉPEND de son environnement et de son état d’oxydation. (3) Malgré ses limites, c’est un outil de prédiction remarquablement efficace, une des idées les plus fécondes de la chimie moderne.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (3)
- La Configuration Électronique Chimie
- La Liaison covalente Chimie
- La Liaison ionique Chimie