On peut réglementer la guerre sans jamais la rendre juste.
⭐ L’essentiel. Le droit international humanitaire (DIH), ou « droit de la guerre » (jus in bello), limite les effets des conflits armés. Son cœur : les quatre Conventions de Genève de 1949, complétées par les Protocoles additionnels de 1977 et 2005. Il protège ceux qui ne combattent pas ou plus — civils, blessés, naufragés, prisonniers de guerre — et encadre les moyens de combat. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), fondé à Genève en 1863 par Henri Dunant, en est le gardien et le promoteur.
🔑 Fonctionnement. Le DIH distingue combattants et non-combattants, interdit les attaques indiscriminées, la torture et les traitements inhumains. Ses violations graves constituent des crimes de guerre, poursuivis notamment par la La Cour pénale internationale. Les tribunaux ad hoc (ex-Yougoslavie 1993, Rwanda 1994) ont forgé une jurisprudence marquante.
⚠️ Esprit critique. (1) Le DIH ne dit pas si une guerre est légitime (cela relève du jus ad bellum), seulement comment la conduire. 🔑 (2) Son effectivité dépend du bon vouloir des belligérants : dénonciations et impunité restent fréquentes. (3) Les conflits asymétriques et le terrorisme brouillent la frontière civil/combattant. (Cf. Le Droit International.)