Économie → Les biens achetés à l’étranger — et la « fuite » qui limite les relances
L’essentiel
Les importations sont les biens et services achetés à l’étranger par un pays (par opposition aux exportations). Elles répondent aux besoins internes que la production nationale ne couvre pas — mais représentent une sortie de revenus vers l’extérieur, avec des effets importants sur la politique économique.
Le rôle dans le débat keynésien
- La « fuite » du circuit : quand des revenus sont dépensés en produits importés, cet argent quitte l’économie nationale. Il n’alimente pas la demande intérieure ni l’emploi local.
- La contrainte extérieure : dans une économie ouverte, une relance keynésienne isolée risque de stimuler surtout les importations (les ménages achètent des biens étrangers) plutôt que la production nationale — ce qui affaiblit le multiplicateur keynésien et creuse le déficit commercial.
- C’est une limite majeure des politiques de relance à l’ère de la mondialisation (efficaces en économie fermée, diluées en économie ouverte).
Portée
- Explique pourquoi les relances sont plus efficaces si elles sont coordonnées entre pays.
- Nourrit les débats sur le protectionnisme, la désindustrialisation et la souveraineté économique.
À retenir
Les importations (achats à l’étranger) sont une « fuite » du circuit économique : les revenus dépensés en produits importés ne soutiennent pas la demande nationale. D’où la contrainte extérieure : en économie ouverte, une relance keynésienne isolée profite en partie aux importations, ce qui affaiblit le multiplicateur keynésien et creuse le déficit commercial. Argument-clé contre les relances non coordonnées.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (5)
- Le Keynésianisme Économie
- MOC — Monnaie, Finance et Politiques Économie
- Politique économique Économie
- multiplicateur keynésien Économie
- La Balance des Paiements Économie