Économie → quand même le génie de Newton s’est fait ruiner par la folie spéculative.
L’essentiel
En 1720, l’Angleterre est saisie par une fièvre spéculative autour de la South Sea Company, à qui l’État a concédé un monopole commercial sur l’Amérique du Sud en échange de la reprise d’une partie de la dette publique. Le cours de l’action s’envole de façon vertigineuse au premier semestre 1720, porté par la promesse de profits fabuleux et une spéculation effrénée. À l’automne, la bulle éclate : le cours s’effondre, ruinant d’innombrables investisseurs, dont le savant Isaac Newton.
Mécanisme
- Montage financier : la South Sea Company échange de la dette publique contre des actions.
- Promesses de richesses coloniales largement surestimées, voire fictives.
- Spéculation et mimétisme : le cours flambe, entraînant une frénésie d’achats.
- Effondrement à l’automne 1720 quand la réalité rattrape les promesses.
Conséquences
- Ruine de milliers d’investisseurs et de Newton (perte estimée à ~20 000 £).
- Bubble Act encadrant la création de sociétés par actions ; scandale politique majeur.
Dimension symbolique
- “Je peux calculer le mouvement des astres, pas la folie des hommes” : la ruine de Newton.
- Le parallèle avec Law : écho de la bulle du Mississippi en France la même année.
À retenir
En 1720, la South Sea Company provoque une bulle spéculative retentissante en Angleterre, ruinant jusqu’à Isaac Newton. Jumelle de la bulle du Mississippi de Law en France, elle illustre les dangers de l’ingénierie financière adossée à la dette publique.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (3)
- MOC — Crises et Bulles Spéculatives Économie
- La Bulle Internet Économie
- La Tulipomanie Économie