Économie → et si la solution n’était pas de produire plus, mais moins et mieux ?
L’essentiel
La décroissance est un courant de pensée qui conteste l’objectif de croissance du PIB comme horizon indépassable des sociétés. Elle s’appuie sur les travaux de Nicholas Georgescu-Roegen, pionnier de la bioéconomie (The Entropy Law and the Economic Process, 1971), et prolonge les alertes du Club de Rome (1972). Face à des ressources finies et au dérèglement climatique, elle prône une réduction volontaire de la production et de la consommation dans les pays riches.
Mécanisme
- Sobriété : réduire les besoins matériels et l’empreinte écologique.
- Entropie : toute production dégrade irréversiblement l’énergie et la matière disponibles.
- Relocalisation et abandon des indicateurs centrés sur le PIB.
- Priorité au bien-être, au temps libre et aux communs plutôt qu’au volume produit.
Enjeux / Débats
- Opposition à la croissance verte : le découplage suffit-il, ou faut-il décroître ?
- Critique : risque social, chômage, acceptabilité politique d’une baisse d’activité.
Dimension symbolique
- Rupture culturelle : remise en cause du productivisme et du « toujours plus ».
- Utopie ou nécessité : projet de société autant qu’analyse économique.
À retenir
La décroissance critique le culte du PIB en s’appuyant sur Georgescu-Roegen et l’entropie. Elle prône sobriété et soutenabilité, en débat frontal avec la croissance verte. Radicale, elle interroge le productivisme plus qu’elle ne propose un modèle chiffré consensuel.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (1)
- 4 — Décroissance ciblée Société