Économie → quand les taux touchent zéro, les banques centrales impriment pour racheter la dette.
L’essentiel
Le quantitative easing (QE), ou assouplissement quantitatif, est une politique monétaire non conventionnelle par laquelle une banque centrale achète massivement des actifs financiers (obligations d’État, titres privés) en créant de la monnaie centrale. Déployé après la crise de 2008 — d’abord par la Fed, puis la Banque d’Angleterre, la BoJ et la BCE (à partir de 2015) — il vise à injecter des liquidités quand les taux directeurs, déjà proches de 0 %, ne peuvent plus baisser.
Mécanisme
- La banque centrale crée de la monnaie pour racheter des titres sur les marchés.
- Cela fait monter le prix des obligations et baisser leurs rendements (taux longs).
- Objectifs : abaisser le coût du crédit, soutenir le crédit, l’investissement et éviter la déflation.
- Le bilan des banques centrales gonfle massivement (celui de la BCE a dépassé 8 000 milliards €).
Enjeux / Limites
- Effets contestés sur l’économie réelle : l’argent nourrit surtout les prix d’actifs (actions, immobilier).
- Accusé de creuser les inégalités patrimoniales et d’alimenter des bulles.
- Le resserrement (quantitative tightening) et l’inflation post-2021 en compliquent la sortie.
Dimension symbolique
- “Planche à billets” moderne : brouille la frontière entre politique monétaire et budgétaire.
- Aléa moral : habitue États et marchés au soutien permanent de la banque centrale.
À retenir
Le QE est un rachat massif d’actifs financé par création monétaire, mobilisé quand les taux sont à zéro (post-2008, BCE 2015). Il abaisse les taux longs et soutient le crédit, mais gonfle les prix d’actifs, les inégalités et le bilan des banques centrales.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (2)
- MOC — Monnaie, Finance et Politiques Économie
- La Politique Monétaire Économie