Économie → décomposer, chronométrer, standardiser : la science au service du rendement.
L’essentiel
Le taylorisme est l’organisation scientifique du travail (OST) formalisée par l’ingénieur américain Frederick Winslow Taylor dans The Principles of Scientific Management (1911). Il repose sur une double division : verticale (séparation stricte entre ceux qui conçoivent, les bureaux des méthodes, et ceux qui exécutent) et horizontale (parcellisation des tâches en gestes élémentaires). Le chronométrage détermine le « one best way », la manière optimale d’accomplir chaque geste. L’objectif est de maximiser les gains de productivité en éliminant les temps morts et la « flânerie ouvrière ».
Mécanisme
- Division verticale : la pensée (ingénieurs) est séparée de l’exécution (ouvriers).
- Division horizontale : le travail est fragmenté en tâches simples et répétitives.
- Chronométrage et étude des temps : chaque geste est mesuré puis normé.
- Salaire au rendement : la prime récompense le respect des cadences.
Enjeux / Débats
- Gains de productivité spectaculaires, base ensuite du fordisme.
- Aliénation et déqualification : perte de sens, monotonie, contrôle accru.
Dimension symbolique
- Rationalisation : l’usine comme machine réglée au geste près.
- Dépossession du savoir-faire ouvrier au profit de l’organisation.
À retenir
Le taylorisme (Taylor, 1911) est l’OST fondée sur la division verticale et horizontale du travail, le chronométrage et le « one best way ». Il génère de forts gains de productivité, prépare le fordisme, mais nourrit une critique durable de l’aliénation et de la déqualification ouvrière.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (2)
- MOC — Développement, Travail et Société Économie
- Le Fordisme Économie