Géopolitique → Israël → Stratégie de guerre totale
Thèse principale Pour mettre fin à une guerre asymétrique, frapper les infrastructures civiles de l’adversaire jusqu’à ce que le coût politique et humain rende la poursuite du conflit insupportable.
Argument Les groupes non-étatiques (Hezbollah, Hamas) opèrent depuis des zones civiles. La doctrine Dahiya fait de cette imbrication non plus un bouclier pour l’ennemi, mais une cible : détruire les infrastructures d’un territoire hostile oblige la population à se retourner contre ses propres combattants.
Explication Nommée d’après le quartier de Beyrouth (Dahiya) rasé lors de la guerre de 2006 contre le Hezbollah. Formalisée par le général Gadi Eisenkot. Elle représente l’évolution formelle et institutionnelle de la Doctrine du Chien Enragé : là où Dayan parlait de posture perçue, Dahiya est une doctrine opérationnelle écrite.
Les 2 principes
- Force écrasante — utilisation massive et délibérée contre les infrastructures civiles dès lors qu’elles servent de base à des forces hostiles.
- Traumatisme stratégique — créer un traumatisme tel chez la population et les dirigeants adverses que le coût de la guerre devient insupportable, forçant un changement politique ou une capitulation.
Exemples
- Guerre de 2006 contre le Hezbollah : destruction du quartier Dahiya à Beyrouth
- Opérations à Gaza (2008, 2014, 2023-2024) : application élargie du principe
Controverses
- Violates potentiellement le droit international humanitaire (principe de proportionnalité)
- Débat sur l’efficacité à long terme : crée-t-elle la paix ou radicalise-t-elle la population ?
Liens
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