Platon (Timée, Critias) → Le mythe d’une île-puissance engloutie — allégorie politique
L’essentiel
L’Atlantide apparaît dans le Timée et le Critias : une île-continent puissante et prospère, au-delà des colonnes d’Hercule, qui aurait, dans un lointain passé, tenté de soumettre le monde méditerranéen — et fut vaincue par l’Athènes primitive, avant d’être engloutie par les flots « en un seul jour et une nuit ».
Le sens (chez Platon)
- Ce n’est pas un récit historique mais un mythe politique : l’Atlantide, riche et démesurée (hybris), incarne la puissance corrompue par l’orgueil ; l’Athènes idéale, vertueuse et mesurée, illustre la cité juste de la République.
- Une leçon morale : la démesure conduit à la chute.
Postérité
- Prise au premier degré au fil des siècles, l’Atlantide est devenue un mythe populaire inépuisable (cité perdue, civilisations disparues) — alors que Platon en faisait une fiction philosophique.
À retenir
L’Atlantide (Platon, Timée/Critias) : île-puissance engloutie pour sa démesure, vaincue par l’Athènes idéale. Non un fait historique mais un mythe politique — la puissance corrompue par l’orgueil vs la cité juste et mesurée. Devenue, à tort, un mythe de « cité perdue ».
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Fiches qui citent celle-ci (2)
- La Mythologie Gréco-Romaine Culture Générale
- Platon — Timée Philosophie