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La Désobéissance civile

Enfreindre une loi injuste, au grand jour, en acceptant d'en payer le prix. ⭐ L'essentiel. La désobéissance civile est le refus public, non-violent et assumé d'obéir à une loi ou une politique jugée…

Enfreindre une loi injuste, au grand jour, en acceptant d’en payer le prix.

L’essentiel. La désobéissance civile est le refus public, non-violent et assumé d’obéir à une loi ou une politique jugée injuste, dans le but de la changer — tout en acceptant la sanction. Elle se distingue de la délinquance (qui se cache) et de l’insurrection (qui recourt à la force) : l’illégalité y est un appel à la conscience de la majorité et au sens de la justice.

🔑 Mécanisme / exemples. Le terme vient de Henry David Thoreau (La Désobéissance civile, 1849), qui refusa l’impôt finançant l’esclavage et la guerre. Gandhi en fit une arme de masse (Marche du sel, 1930) contre la colonisation britannique. Martin Luther King l’employa contre la ségrégation (boycott de Montgomery, 1955) et la théorisa dans sa Lettre de la prison de Birmingham (1963). Plus récemment : mouvements pour le climat (blocages, occupations).

⚠️ Esprit critique. (1) Tension centrale : peut-on violer la loi au nom de la justice sans saper l’État de droit ? 🔑 (2) John Rawls la légitime seulement contre des injustices graves et manifestes, en dernier recours, dans une société globalement juste. (3) Où s’arrête la désobéissance « civile » (non-violente, publique, acceptant la peine) et où commence le simple passage en force militant ? (Cf. La Non-violence.)

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