« Ta liberté s’arrête où commence celle des autres — et l’État s’arrête là aussi. »
⭐ L’essentiel. Le libertarianisme est un courant qui place la liberté individuelle et le droit de propriété au sommet des valeurs politiques, et en déduit un État minimal (« État gendarme » limité à la police, la justice, la défense), voire nul. Il repose sur le principe de non-agression : nul ne peut recourir à la force ou à la fraude contre autrui ou ses biens. Figures : Robert Nozick (Anarchy, State, and Utopia, 1974), Murray Rothbard, la romancière Ayn Rand (objectivisme).
🔑 Variantes. Le minarchisme admet un État réduit ; l’anarcho-capitalisme (Rothbard) veut abolir l’État et privatiser toutes ses fonctions (sécurité, justice). Sur le plan des mœurs, le libertarianisme est souvent libéral (drogues, vie privée), ce qui le distingue du conservatisme.
⚠️ Esprit critique. (1) Il ne faut pas confondre libertarianisme et libéralisme classique : ce dernier accepte un État régulateur et des biens publics, quand le libertarianisme les réduit au minimum. 🔑 (2) Critique de gauche : sans redistribution, les inégalités s’accroissent et la « liberté » devient formelle pour les plus démunis.** (3) Critique pratique : nombre de biens (défense, environnement) sont difficiles à produire par le seul marché. (Cf. La Gauche et la Droite — Invariants.)