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Le Sacré et le profane

Le sacré, c'est la société qui se contemple elle-même. ⭐ L'idée forte. Dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912), Durkheim pose que toute religion repose sur une distinction binaire :…

Le sacré, c’est la société qui se contemple elle-même.

L’idée forte. Dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912), Durkheim pose que toute religion repose sur une distinction binaire : le monde se divise en sacré (le séparé, l’interdit, l’objet de respect) et profane (l’ordinaire, l’utilitaire). Le sacré n’est pas défini par le surnaturel mais par cette mise à part radicale, protégée par des rites et des interdits.

🔑 Le mécanisme / ce qu’on oublie. La thèse forte : le sacré est la projection de la société sur elle-même. En vénérant le totem, le clan se vénère lui-même sans le savoir. La force que le croyant sent en lui, c’est la pression du collectif. La religion est donc une manière pour la société de se penser et de renforcer ses liens lors des rassemblements (effervescence collective).

⚠️ Esprit critique. (1) Cela explique la persistance de sacrés laïques : la Nation et son drapeau, la minute de silence, les stades de football, le culte des célébrités. 🔑 (2) Ce qui est profané provoque un scandale (caricatures, mémoriaux) : preuve que le sacré structure encore nos sociétés sécularisées. (3) Mais réduire le religieux au social évacue peut-être l’expérience intérieure du croyant. (Cf. Le Sport (sociologie).)

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