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Spécisme et Antispécisme

Biologie → Écologie → Éthique animale — Le spécisme est la discrimination envers les êtres vivants fondée sur leur appartenance à une espèce.

Biologie → Écologie → Éthique animale


Thèse principale Le spécisme est la discrimination envers les êtres vivants fondée sur leur appartenance à une espèce. L’antispécisme affirme que cette discrimination est arbitraire — moralement comparable au racisme ou au sexisme — et que la souffrance compte indépendamment de l’espèce qui la subit.

Argument Si les animaux sont conscients (voir Conscience Animale — Déclarations de Cambridge et New York), leur souffrance a une valeur morale. Traiter différemment la souffrance d’un cochon et celle d’un chien, ou celle d’un chien et celle d’un humain, requiert une justification rationnelle — et non pas une simple référence à l’appartenance à “notre” espèce.

Explication

Définition du spécisme

  • Terme forgé par le psychologue Richard Ryder (1970) et popularisé par Peter Singer (La Libération animale, 1975)
  • Analogue au racisme : on accorde une importance différente à des souffrances comparables selon l’origine de l’être
  • Le spécisme ordinaire : manger du porc mais ne pas manger de chien → distinction arbitraire si les deux sont aussi intelligents et sensibles

L’argument de Peter Singer

  • Le principe d’égale considération des intérêts ne signifie pas traiter tout le monde de façon identique, mais tenir compte de façon égale des intérêts comparables
  • Un cochon souffre autant qu’un chien dans les mêmes conditions → sa souffrance compte autant
  • L’élevage industriel = exploitation massive d’êtres conscients → inacceptable moralement

Gradation des priorités (critique)

  • On peut reconnaître la conscience animale tout en maintenant une gradation morale : les intérêts d’un être humain (projet de vie, relations, conscience réflexive) comptent plus que ceux d’une souris
  • Mais cela ne justifie pas la souffrance inutile infligée aux animaux

Dissonance cognitive La majorité des gens qui aiment les chiens mangent des cochons. Pour résoudre cette dissonance, trois stratégies :

  1. Changer sa croyance (devenir végétarien)
  2. Rationaliser a posteriori (“les cochons sont différents”)
  3. Refuser d’accepter l’information

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