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déficit budgétaire

Économie → Quand l'État dépense plus qu'il ne perçoit : outil de relance ou fardeau ? Le déficit budgétaire (ou déficit public) survient quand les dépenses de l'État dépassent ses recettes (impôts,…

Économie → Quand l’État dépense plus qu’il ne perçoit : outil de relance ou fardeau ?


L’essentiel

Le déficit budgétaire (ou déficit public) survient quand les dépenses de l’État dépassent ses recettes (impôts, taxes) sur une année. Il se finance par l’emprunt, ce qui alimente la dette publique. En soi neutre, il est au cœur d’un grand débat : fardeau à éviter ou levier de politique économique ?

Deux lectures opposées

  • Lecture keynésienne : en récession, un déficit temporaire est utile — l’État dépense pour soutenir la demande (demande effective, multiplicateur keynésien) quand le privé est en berne. On « creuse » le déficit pour relancer, quitte à le résorber ensuite (voir Politique économique).
  • Lecture libérale/monétariste : le déficit permanent est dangereux — il gonfle la dette, pèse sur les générations futures, peut nourrir l’inflation et « évincer » l’investissement privé (Milton Friedman). Il faut viser l’équilibre.

Portée

  • Le déficit est l’instrument concret de la relance budgétaire keynésienne — mais aussi le nœud des règles européennes (ex. seuil de 3 % du PIB).
  • Question de soutenabilité : un déficit est acceptable s’il finance des dépenses qui génèrent de la croissance (investissement) plutôt que du seul fonctionnement.

À retenir

Le déficit budgétaire = dépenses de l’État supérieures à ses recettes, financées par l’emprunt (donc la dette). Pour les keynésiens, un déficit temporaire est un bon outil de relance en récession (multiplicateur keynésien) ; pour les libéraux (Milton Friedman), un déficit durable est un fardeau inflationniste à éviter. Tout dépend de son caractère temporaire et productif.

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