Économie → Le moteur (instable) de la croissance et de l’emploi
L’essentiel
L’investissement des entreprises est la dépense des firmes pour acquérir des moyens de production durables : machines, bâtiments, équipements, R&D, logiciels (le « capital »). Il augmente les capacités de production futures. Chez John Maynard Keynes, c’est une composante majeure et volatile de la demande effective.
Ce qui le détermine
- Les débouchés attendus : on investit si l’on anticipe de vendre (les « esprits animaux », la confiance).
- Le coût du crédit : des taux d’intérêt bas encouragent l’emprunt et l’investissement — d’où la politique monétaire accommodante keynésienne (mais butée sur la trappe à liquidité).
- La rentabilité anticipée (l’« efficacité marginale du capital » de Keynes).
Portée
- L’investissement est doublement moteur : il crée de la demande immédiate (commandes, emplois) et de l’offre future (capacités).
- Mais il est instable : très sensible aux anticipations et à la confiance, il chute brutalement en cas de doute — ce qui amplifie les crises (voir Grande Dépression). D’où l’idée que l’État doit prendre le relais quand l’investissement privé s’effondre.
À retenir
L’investissement des entreprises (machines, bâtiments, R&D) accroît les capacités productives futures et nourrit la demande effective. Il dépend des débouchés anticipés et du coût du crédit (taux bas). Moteur de croissance mais très volatil : son effondrement aggrave les crises, justifiant le relais de l’État (relance).
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (3)
- Le Keynésianisme Économie
- Politique économique Économie
- trappe à liquidité Économie