L'Encyclopédie
Accueil · Économie · Concepts

Grande Dépression

Économie → La crise fondatrice qui a discrédité le laisser-faire — La Grande Dépression est la crise économique la plus grave du XXᵉ siècle.

Économie → La crise fondatrice qui a discrédité le laisser-faire


L’essentiel

La Grande Dépression est la crise économique la plus grave du XXᵉ siècle. Déclenchée par le krach boursier de Wall Street (« jeudi noir », 24 octobre 1929), elle plonge les États-Unis puis le monde dans une décennie de chômage de masse (jusqu’à 25 % de la population active aux USA), de faillites bancaires en chaîne, d’effondrement de la production et du commerce mondial.

Mécanisme

  • Un krach boursier (spéculation, achats à crédit) ruine épargnants et banques ; les faillites bancaires détruisent le crédit et l’épargne.
  • La demande s’effondre → chute de la production → licenciements → baisse des revenus → nouvelle chute de la demande : une spirale déflationniste auto-entretenue.
  • Les gouvernements aggravent d’abord la crise par des politiques d’austérité et de protectionnisme (tarifs douaniers, contraction de la masse monétaire).

Dimension symbolique

  • La faillite du laisser-faire : la crise détruit la croyance que le marché s’autorégule (la Loi de Say, l’École classique). Elle appelle l’intervention de l’État — le contexte qui fait naître le keynésianisme (John Maynard Keynes, 1936).
  • Le New Deal : la réponse de Roosevelt (grands travaux, régulation) préfigure l’État-providence et la relance publiques.
  • Le terreau des extrêmes : misère et chômage nourrissent la montée des totalitarismes (le nazisme prospère sur la crise allemande) — leçon politique majeure.

À retenir

La Grande Dépression (krach de 1929 → années 1930) : chômage de masse (~25 % aux USA), faillites, spirale déflationniste. Elle discrédite le laisser-faire, inspire le New Deal et sert de contexte fondateur au keynésianisme et à l’État-providence. Elle montre aussi comment une crise économique peut nourrir les extrêmes politiques.

🔗 Liens