Économie → un seul vendeur face au marché : le pouvoir de fixer les prix au détriment du consommateur.
L’essentiel
Le monopole désigne une structure de marché où un unique offreur fait face à une multitude de demandeurs, sans substitut proche. Le monopoleur détient un pouvoir de marché : il ne subit pas le prix, il le fixe. Contrairement à la concurrence, il produit moins et vend plus cher, dégageant une rente de monopole. Le prix s’établit au-dessus du coût marginal, créant une perte sèche (deadweight loss) pour la collectivité.
Mécanisme
- Le monopoleur égalise recette marginale = coût marginal, mais sa recette marginale est inférieure au prix.
- Il exploite l’inélasticité de la demande pour marger.
- Barrières à l’entrée : brevets, licences, économies d’échelle, contrôle d’une ressource.
- Possible discrimination par les prix pour capter le surplus du consommateur.
Enjeux / Limites
- Monopole naturel : quand les coûts fixes sont énormes (rail, réseaux d’eau, électricité), un seul opérateur est plus efficient → justifie une régulation plutôt qu’une concurrence.
- Le droit antitrust (Sherman Act, 1890 ; Commission européenne) sanctionne les abus de position dominante.
Dimension symbolique
- Rente vs innovation : Schumpeter voyait le monopole temporaire comme récompense de l’innovation.
- Nouveaux monopoles numériques : les GAFAM concentrent des effets de réseau massifs.
À retenir
Le monopole maximise le profit privé en restreignant l’offre : prix > coût marginal, rente et perte de bien-être social. Toléré quand il est naturel (réseaux) sous régulation, il est combattu par le droit de la concurrence dès qu’il abuse de sa domination.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (4)
- MOC — Théories et Concepts Microéconomiques Économie
- La Tragédie des Communs Économie
- L'Oligopole Économie
- La Concurrence Pure et Parfaite Économie