L'Encyclopédie
Accueil · Économie · Concepts

propension marginale à consommer

Économie → Quelle part d'un revenu supplémentaire est dépensée plutôt qu'épargnée ? La propension marginale à consommer (PmC) mesure la part d'un revenu supplémentaire qu'un agent dépense (au lieu de…

Économie → Quelle part d’un revenu supplémentaire est dépensée plutôt qu’épargnée ?


L’essentiel

La propension marginale à consommer (PmC) mesure la part d’un revenu supplémentaire qu’un agent dépense (au lieu de l’épargner). Si, en recevant 100 € de plus, une personne en dépense 80, sa PmC est de 0,8. Concept clé de John Maynard Keynes pour comprendre la dynamique de la demande.

Pourquoi ça compte

  • La PmC décroît avec le revenu : les ménages modestes dépensent presque tout revenu supplémentaire (PmC proche de 1) ; les riches en épargnent une grande part (PmC plus faible).
  • Elle commande le multiplicateur keynésien : plus la PmC est élevée, plus une dépense se démultiplie dans l’économie (moins d’argent « fuit » vers l’épargne).

Portée

  • Justifie la redistribution : transférer du revenu vers les bas revenus (qui consomment tout) soutient la demande globale plus efficacement — argument keynésien pour l’État-providence et la redistribution (voir demande effective).
  • Éclaire pourquoi l’épargne excessive (des hauts revenus, ou en temps d’incertitude) peut freiner l’économie.

À retenir

La propension marginale à consommer (PmC) = part d’un revenu en plus qui est dépensée. Elle est plus forte chez les modestes que chez les riches — d’où l’argument keynésien : redistribuer vers les bas revenus soutient la demande. Elle détermine la puissance du multiplicateur keynésien.

🔗 Liens