Économie → la population croît plus vite que les subsistances, condamnant l’humanité à la rareté.
L’essentiel
Pasteur et économiste anglais, Thomas Robert Malthus publie en 1798 son Essai sur le principe de population. Il pose que la population tend à croître de façon géométrique tandis que les subsistances ne progressent qu’arithmétiquement. Il en résulte un piège malthusien : sans frein, la croissance démographique bute sur la limite des ressources, ramenée à l’équilibre par des “obstacles” — famines, épidémies, guerres (freins positifs) ou abstinence morale (freins préventifs). Cette vision inaugure le pessimisme de la “science lugubre”.
Idée centrale
- La population croît potentiellement plus vite que les ressources alimentaires.
- Les freins positifs (mortalité) et préventifs (natalité) rétablissent l’équilibre.
- La misère des pauvres serait aggravée par une aide qui stimule la natalité.
- Le progrès matériel est menacé par la pression démographique.
Portée / Critiques
- Influence majeure sur Darwin (sélection) et sur la démographie.
- Démenti historique : révolution agricole, transition démographique, hausse des rendements.
- Le néomalthusianisme contemporain relie population, épuisement des ressources et environnement.
Dimension symbolique
- Rareté fondamentale : l’économie comme gestion de la pénurie.
- Limites de la Terre : préfiguration des débats écologiques (Club de Rome, 1972).
À retenir
En 1798, Malthus énonce le principe de population et le piège malthusien : la démographie plafonnée par les ressources. Longtemps démenti par le progrès technique, son pessimisme renaît sous forme néomalthusienne dans les débats sur les limites écologiques.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (1)
- MOC — Penseurs et Écoles de Pensée Économie