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À rebours — Huysmans

Littérature → Œuvres → Roman décadent (XIXe siècle) — Surnommé la « bible de la décadence », À rebours rompt avec le naturalisme de Zola dont Huysmans était pourtant issu.

Littérature → Œuvres → Roman décadent (XIXe siècle)


Enjeu global

Surnommé la « bible de la décadence », À rebours rompt avec le naturalisme de Zola dont Huysmans était pourtant issu. Le roman est un manifeste de l’esthétisme : son héros, le duc des Esseintes, choisit le retrait du monde pour se consacrer à une vie tout entière vouée à l’artifice et à la sensation rare. Livre quasi sans intrigue, il substitue au récit une succession de tableaux consacrés à l’art, aux parfums, aux pierreries et à la littérature.

L’œuvre

  • Intrigue / dispositif : dernier rejeton d’une lignée aristocratique épuisée, Jean des Esseintes, névrosé et blasé, se retire dans une maison de Fontenay-aux-Roses. Chaque chapitre explore une obsession esthétique : littérature latine décadente, œuvres de Moreau et Redon, fleurs artificielles, orgue à liqueurs. La maladie l’oblige finalement à regagner Paris.
  • Personnages : des Esseintes, esthète misanthrope, presque unique figure du roman.
  • Contexte : publié en 1884 ; charnière entre naturalisme et symbolisme / décadentisme.

Thèses et débats

1. Le culte de l’artifice

Des Esseintes préfère l’art à la nature : la civilisation raffinée doit surpasser le réel, principe fondateur de l’esthétisme décadent.

2. L’impasse du dandysme

Le retrait absolu conduit à la névrose et à l’échec : le roman met en scène les limites de l’idéal décadent.

Pourquoi ça compte

Livre culte pour Oscar Wilde et les symbolistes, À rebours influença durablement l’art fin de siècle. Il amorce l’évolution spirituelle de Huysmans vers la conversion (Là-bas, En route).

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