Une œuvre dans l’œuvre, un miroir dans le miroir — le procédé vertigineux où le récit se reflète lui-même à l’infini.
⭐ L’œuvre dans l’œuvre. La mise en abyme est le procédé par lequel une œuvre CONTIENT une reproduction d’elle-même ou de sa structure : un tableau dans le tableau, une pièce dans la pièce (le théâtre dans Hamlet), un récit dans le récit, un personnage qui écrit le livre qu’on lit. Le terme vient d’André Gide (emprunté à l’héraldique : un blason contenant un blason).
🔑 Le miroir interne. 🔑 La mise en abyme crée un effet de MIROIR et de vertige (comme deux miroirs face à face, ou l’image de la vache Milka sur la boîte qui se répète à l’infini). Elle a une fonction RÉFLEXIVE : l’œuvre se commente elle-même, révèle sa propre construction (cf. La Métafiction). Elle relie les niveaux du récit et invite le lecteur à réfléchir sur l’art, l’illusion, la représentation (cf. Le Suprématisme).
⚠️ Esprit critique. (1) Vertige fécond ou jeu gratuit ? La mise en abyme fascine (le vertige de l’infini, la réflexion sur l’art) — mais peut virer au procédé gratuit, à la virtuosité pour elle-même. Comme toute technique, elle vaut par ce qu’elle SIGNIFIE (cf. La Métafiction). 🔑 (2) Une image de la conscience : la mise en abyme (l’esprit qui se pense pensant) évoque la CONSCIENCE réflexive humaine — notre étrange capacité à nous observer nous-mêmes, à l’infini. L’art rejoint la philosophie de l’esprit (cf. La Conscience, Le Temps (philosophie)).
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Fiches qui citent celle-ci (4)
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- Songe d'une nuit d'été — Shakespeare Littérature