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Nathalie Sarraute

Littérature → Nouveau Roman → Capter les « tropismes », ces micro-mouvements de l'âme — Nathalie Sarraute (1900–1999), écrivaine française d'origine russe, figure majeure du Nouveau Roman.

Littérature → Nouveau Roman → Capter les « tropismes », ces micro-mouvements de l’âme


Qui c’est

Nathalie Sarraute (1900–1999), écrivaine française d’origine russe, figure majeure du Nouveau Roman. Elle abandonne l’intrigue et les personnages « pleins » du roman classique pour explorer ce qui se passe sous les mots et les gestes — les mouvements infimes et inavoués de la conscience.

Son apport

  • Les tropismes (Tropismes, 1939) : des micro-réactions intérieures, fugaces, en deçà de la parole — attirance, recul, malaise — qu’elle traque comme un naturaliste (le mot vient de la biologie : mouvement involontaire vers un stimulus).
  • La sous-conversation : sous le dialogue banal, tout un drame silencieux de sentiments non dits ; Sarraute donne à lire cet envers de la parole.
  • L’Ère du soupçon (1956) : manifeste — après Freud, Proust, Joyce, on ne peut plus croire au personnage traditionnel ni au narrateur omniscient ; le roman doit devenir soupçon.
  • Enfance (1983) : autobiographie en dialogue avec elle-même.

Dimension symbolique

  • L’infra-langage : Sarraute explore le seuil avant les mots — parenté avec la psychanalyse et la phénoménologie ; le vrai se joue dans l’imperceptible (voir Esthétique - La Visibilité de l’Invisible).
  • Contre les fausses évidences : les mots (les « lieux communs ») masquent autant qu’ils disent — critique de la parole convenue.

À retenir

Nathalie Sarraute (1900–1999), grande voix du Nouveau Roman : elle traque les tropismes (micro-mouvements intérieurs, en deçà des mots) et la sous-conversation (le drame muet sous le dialogue). Manifeste : L’Ère du soupçon (après Freud/Proust, plus de personnage « plein »). Une littérature de l’infra-perceptible.

🔗 Liens

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