Non pas « que dois-je faire ? » mais « quel homme dois-je devenir ? » — la morale du caractère, la plus ancienne et la plus actuelle.
⭐ La morale du caractère. L’éthique des vertus (dont la grande figure est Aristote) ne demande pas « quelle RÈGLE suivre ? » (déontologie) ni « quelles CONSÉQUENCES viser ? » (conséquentialisme), mais « quel type de PERSONNE dois-je devenir ? ». La morale y est affaire de CARACTÈRE : cultiver des vertus (courage, justice, tempérance, générosité, sagesse).
🔑 La vertu comme juste milieu. 🔑 Pour Aristote, la vertu est un JUSTE MILIEU entre deux excès : le courage est le milieu entre la lâcheté et la témérité ; la générosité, entre l’avarice et la prodigalité. On devient vertueux par l’HABITUDE et la pratique (« on devient juste en accomplissant des actions justes »). Le but ultime est l’eudaimonia (le « bonheur », l’accomplissement, la vie bonne). Une éthique de la sagesse pratique (phronesis), cf. Le Bonheur, Le Stoïcisme.
⚠️ Esprit critique. (1) Le retour de la vertu : longtemps éclipsée par les morales de la règle et du calcul, l’éthique des vertus REVIENT aujourd’hui — car elle parle du sens, du caractère, de la vie bonne, là où les autres semblent abstraites (cf. Le Sens de la Vie, Le Bonheur au Travail). 🔑 (2) Qui définit les « vertus » ? Ce qui compte comme « vertu » varie selon les cultures et les époques (l’honneur guerrier, l’humilité chrétienne, l’authenticité moderne). L’éthique des vertus est riche mais RELATIVE aux valeurs d’une société (cf. L’Esprit Critique).
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Fiches qui citent celle-ci (3)
- Le Sens de la Vie Philosophie
- L'Ode Littérature
- La Déontologie Philosophie