Certaines choses sont mal, quelles qu’en soient les conséquences — la morale du devoir absolu, face à la morale du résultat.
⭐ La morale du devoir. La déontologie (du grec deon, « le devoir ») est une conception de la morale selon laquelle un acte est bon ou mauvais EN LUI-MÊME, par respect de RÈGLES et de DEVOIRS, indépendamment de ses conséquences. Sa grande figure : Kant. Elle s’oppose au conséquentialisme (qui juge par les résultats).
🔑 L’impératif catégorique. 🔑 Pour Kant, une action morale obéit à l’impératif catégorique : « agis seulement selon une maxime que tu pourrais vouloir ériger en loi UNIVERSELLE ». Autre formule : traiter l’humanité (autrui et soi) toujours comme une FIN, jamais seulement comme un MOYEN. Conséquence radicale : il ne faut JAMAIS mentir, même pour sauver une vie — car le mensonge, universalisé, détruirait la confiance. La règle prime sur le résultat (cf. La Vertu, L’Éthique).
⚠️ Esprit critique. (1) La rigueur inhumaine ? Refuser de mentir même à un assassin qui cherche sa victime semble ABSURDE et cruel. La déontologie pure peut mener à des conclusions contre-intuitives — c’est sa force (principes fermes) et sa faiblesse (rigidité), cf. Le Conséquentialisme. 🔑 (2) Déontologie « professionnelle » : le mot désigne aussi les codes de devoirs des métiers (médecins, journalistes, avocats). Des règles qu’on respecte par PRINCIPE, non par calcul — un rempart contre le « tout est permis si ça marche » (cf. La Magistrature dans le Monde).
🔗 Liens
- Le Conséquentialisme · La Vertu · L’Éthique · Le Contractualisme · L’Esprit Critique
Fiches qui citent celle-ci (2)
- La Vertu Philosophie
- Le Conséquentialisme Philosophie