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Le Conséquentialisme

Une action se juge à ses résultats, pas à ses intentions — la morale pragmatique qui peut justifier le pire pour un « plus grand bien ». ⭐ La morale du résultat.

Une action se juge à ses résultats, pas à ses intentions — la morale pragmatique qui peut justifier le pire pour un « plus grand bien ».

La morale du résultat. Le conséquentialisme juge la valeur morale d’un acte par ses CONSÉQUENCES : est bon ce qui produit les meilleurs résultats. Sa forme la plus connue est l’utilitarisme (Bentham, Mill) : maximiser le BONHEUR (ou le bien-être) du plus grand nombre. Il s’oppose à la déontologie (morale du devoir).

🔑 Le « plus grand bien ». 🔑 Principe : face à un choix, calculer quelle action produit le plus de bien (ou le moins de mal) pour l’ensemble. Séduisant et pragmatique : il fonde beaucoup de décisions publiques (politiques de santé, <span class=“lien-absent”>arbitrages</span>). Le célèbre « dilemme du tramway » l’illustre : faut-il sacrifier une personne pour en sauver cinq ? Le conséquentialiste dit oui (le calcul l’emporte), le déontologue dit non (on ne tue pas, même pour sauver plus). Cf. La Théorie des Jeux.

⚠️ Esprit critique. (1) « La fin justifie les moyens » : c’est le danger du conséquentialisme — il peut justifier des actes MONSTRUEUX (sacrifier une minorité, mentir, torturer) au nom d’un « plus grand bien ». Qui décide du « bien » ? Comment mesurer ? (cf. Le Totalitarisme, Machiavel). 🔑 (2) Ni l’un ni l’autre en pur : en pratique, chacun combine intuitivement les deux morales (des principes + un regard sur les conséquences). Le débat déontologie/conséquentialisme structure toute l’éthique — sans vainqueur définitif (cf. L’Éthique, La Déontologie).

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