Doctrine morale fondée par Jeremy Bentham (fin XVIIIe s.) et raffinée par John Stuart Mill : une action est bonne si elle maximise le bonheur du plus grand nombre.
⭐ Le principe. « Le plus grand bonheur pour le plus grand nombre. » Le seul critère du bien est le solde de plaisir sur la douleur qu’une action produit — pour TOUS les êtres concernés, comptés également (« chacun compte pour un, personne pour plus d’un »). C’est un conséquentialisme : ce qui compte, ce sont les RÉSULTATS, pas les intentions ni les règles.
🔑 Sa force. Rationnel, mesurable, impartial (mon bonheur ne vaut pas plus que celui d’un inconnu), il fonde des réformes concrètes (droit, santé publique, <span class=“lien-absent”>l’éthique animale</span> — Bentham : « la question n’est pas peuvent-ils raisonner, mais peuvent-ils souffrir ? »). C’est la matrice de l’analyse coût-bénéfice et de l’altruisme efficace.
⚠️ Esprit critique — les objections classiques.
- Il peut justifier l’injustice : si torturer un innocent rend la majorité plus heureuse, l’utilitarisme semble l’autoriser. Il « ne prend pas au sérieux la distinction entre les personnes » (Rawls).
- Comment MESURER et COMPARER les bonheurs ? Le « calcul » est largement fictif.
- 🔑 Il réduit le bien à une quantité, ignorant les DROITS, la dignité, les promesses (Kant : certaines choses ne se négocient pas contre du bonheur). Débat fondateur de l’éthique : faut-il juger aux conséquences (utilitarisme) ou aux principes (déontologie kantienne) ?
🔗 Liens
- John Stuart Mill · John Rawls · Kant · L’Altruisme Efficace · <span class=“lien-absent”>l’éthique animale</span> · L’Esprit Critique
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