Platon (Le Banquet) → Aimer, c’est chercher sa moitié perdue
L’essentiel
Dans Le Banquet, le poète Aristophane raconte un mythe : à l’origine, les humains étaient des êtres doubles et ronds (deux visages, quatre bras, quatre jambes), de trois genres (mâle-mâle, femelle-femelle, mâle-femelle, l’androgyne). Trop puissants, ils défièrent les dieux ; Zeus les coupa en deux. Depuis, chaque moitié cherche l’autre — c’est cela, l’amour : le désir de retrouver son unité perdue.
Le sens
- L’amour est nostalgie d’une complétude originelle — d’où l’idée d’« âme sœur », de la « moitié » qui nous complète.
- Le mythe reconnaît la diversité des orientations (les trois genres d’origine expliquent qui l’on cherche).
- Vision fusionnelle de l’amour (retrouver l’un) — que Diotime dépassera ensuite par l’ascension vers le Beau.
À retenir
Le mythe de l’androgyne (Platon, Le Banquet, récit d’Aristophane) : les humains, jadis doubles, furent coupés en deux par Zeus ; l’amour est la quête de sa moitié perdue, la nostalgie de l’unité. Origine de l’idée d’âme sœur. Vision fusionnelle que Diotime dépassera vers le Beau.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (3)
- La Mythologie Gréco-Romaine Culture Générale
- Éros Philosophie
- Platon — Le Banquet Philosophie