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Éros

Platon (Le Banquet) → Le désir comme élan vers le beau et le vrai — Dans Le Banquet, Platon fait d'Éros (l'amour-désir) le grand moteur de l'ascension philosophique.

Platon (Le Banquet) → Le désir comme élan vers le beau et le vrai


L’essentiel

Dans Le Banquet, Platon fait d’Éros (l’amour-désir) le grand moteur de l’ascension philosophique. Éros n’est ni un dieu comblé ni un mortel : il est intermédiaire (daimon), fils de Poros (la ressource) et Penia (la pauvreté). Il est manque et élan : on désire ce dont on manque, et l’on aspire à le posséder pour toujours.

Ce qu’enseigne Diotime

  • L’amour vrai ne s’arrête pas à un beau corps : il s’élève — du beau corps aux beaux corps, aux belles âmes, aux belles lois et savoirs, jusqu’au Beau en soi (l’échelle de l’amour).
  • Aimer, c’est vouloir « enfanter dans le beau » — engendrer (des enfants, mais surtout des œuvres, des idées, de la vertu) pour toucher à l’immortalité.

Portée

  • Origine de l’expression « amour platonique » — souvent mal comprise : non pas un amour sans corps, mais un amour qui part du corps pour s’élever au-delà.
  • Pense le désir comme positif et créateur, moteur de la connaissance et de l’art.

À retenir

Éros (Platon, Le Banquet) : l’amour comme manque et élan (fils de Poros et Penia), moteur qui s’élève du beau sensible au Beau en soi (l’échelle de l’amour de Diotime). Aimer = « enfanter dans le beau » pour toucher à l’immortalité. Origine (souvent déformée) de l’« amour platonique ».

🔗 Liens

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