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Échelle de l'amour

Platon (Le Banquet) → De l'attirance pour un corps à la contemplation du Beau en soi — L'échelle de l'amour (enseignée par Diotime à Socrate dans Le Banquet) décrit les degrés par lesquels l'amour…

Platon (Le Banquet) → De l’attirance pour un corps à la contemplation du Beau en soi


L’essentiel

L’échelle de l’amour (enseignée par Diotime à Socrate dans Le Banquet) décrit les degrés par lesquels l’amour s’élève, comme des échelons :

  1. l’amour d’un beau corps ;
  2. l’amour de tous les beaux corps ;
  3. la beauté des âmes (plus haute que celle des corps) ;
  4. la beauté des actions, des lois et des institutions ;
  5. la beauté des sciences et des savoirs ;
  6. enfin, la contemplation du Beau en soi.

Le sens

  • L’amour n’est pas une fin en soi mais un tremplin : on ne renie pas le corps, on part de lui pour monter vers l’universel.
  • Chaque échelon élargit l’amour (d’un individu à l’universel) et l’élève (du sensible à l’intelligible).

À retenir

L’échelle de l’amour (Platon, Le Banquet, via Diotime) : l’amour gravit des degrés — un beau corps → tous les corps → les belles âmes → les belles lois/savoirs → le Beau en soi. L’amour comme ascension du sensible vers l’intelligible ; on part du corps pour s’en élever.

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