Platon (Le Banquet) → De l’attirance pour un corps à la contemplation du Beau en soi
L’essentiel
L’échelle de l’amour (enseignée par Diotime à Socrate dans Le Banquet) décrit les degrés par lesquels l’amour s’élève, comme des échelons :
- l’amour d’un beau corps ;
- l’amour de tous les beaux corps ;
- la beauté des âmes (plus haute que celle des corps) ;
- la beauté des actions, des lois et des institutions ;
- la beauté des sciences et des savoirs ;
- enfin, la contemplation du Beau en soi.
Le sens
- L’amour n’est pas une fin en soi mais un tremplin : on ne renie pas le corps, on part de lui pour monter vers l’universel.
- Chaque échelon élargit l’amour (d’un individu à l’universel) et l’élève (du sensible à l’intelligible).
À retenir
L’échelle de l’amour (Platon, Le Banquet, via Diotime) : l’amour gravit des degrés — un beau corps → tous les corps → les belles âmes → les belles lois/savoirs → le Beau en soi. L’amour comme ascension du sensible vers l’intelligible ; on part du corps pour s’en élever.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (6)
- L'Amour Philosophie
- Proust Littérature
- Éros Philosophie
- Platon — Le Banquet Philosophie
- Beau (Idée) Philosophie
- Mythe de l'androgyne Philosophie