Le pouvoir de dire le dernier mot, sans en recevoir d’un autre.
⭐ L’essentiel. La souveraineté est le pouvoir suprême de décider et de commander sur un territoire, sans être soumis à une autorité supérieure. Théorisée par Jean Bodin (1576) comme un pouvoir « perpétuel et absolu », puis par Hobbes, elle est l’attribut fondateur de l’État moderne.
🔑 Variantes. La Révolution française oppose deux conceptions. La souveraineté nationale (Sieyès) attribue le pouvoir à la Nation entière, entité abstraite représentée par des élus : elle justifie le régime représentatif. La souveraineté populaire (Rousseau) la confie à l’ensemble des citoyens, chacun en détenant une part : elle appelle la participation directe (référendum). La Ve République combine les deux.
🔑 Interne et externe. La souveraineté a deux faces : interne (l’autorité suprême sur le territoire et la population) et externe (l’indépendance vis-à-vis des autres États, l’égalité entre nations).
⚠️ Esprit critique. (1) La mondialisation érode la souveraineté : marchés financiers, firmes multinationales, droit international et Union européenne limitent la marge des États. 🔑 (2) D’où le retour d’un discours « souverainiste » revendiquant la reprise du contrôle. (3) Souveraineté absolue et interdépendance sont en tension permanente. (Cf. Le Nationalisme.)
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Fiches qui citent celle-ci (1)
- La Nation Politique