Le mouvement national juif visant un foyer, puis un État, pour le peuple juif.
⭐ L’essentiel. Le sionisme est un mouvement national né à la fin du XIXe siècle, dans un contexte d’antisémitisme européen (pogroms, affaire Dreyfus). Son théoricien majeur, Theodor Herzl, publie L’État des Juifs (1896) et organise le premier Congrès sioniste (Bâle, 1897). L’objectif : constituer un foyer national juif, situé en Palestine, terre de référence historique et religieuse. Il aboutit à la création de l’État d’Israël en 1948.
🔑 Courants. Le sionisme est pluriel. Le sionisme politique (Herzl) mise sur la diplomatie et un État. Le sionisme culturel (Ahad Ha’am) privilégie une renaissance spirituelle et culturelle juive. Le sionisme travailliste lie projet national et socialisme (kibboutzim). Le sionisme révisionniste (Jabotinsky) est plus nationaliste et intransigeant. Un sionisme religieux fonde le retour sur des motifs théologiques.
⚠️ Esprit critique. (1) Le sionisme est un objet de débats intenses : célébré comme mouvement de libération nationale et refuge après la Shoah, il est aussi critiqué au regard de la question palestinienne et des déplacements de populations. 🔑 (2) La critique politique du sionisme ne doit pas être confondue avec l’antisémitisme, distinction souvent brouillée dans le débat public. (Cf. Le Nationalisme.)