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La Bible

Religion → Le livre le plus lu, le plus traduit et le plus influent de l'histoire — La Bible (du grec biblia, « les livres ») n'est pas un livre mais une bibliothèque — un recueil de textes rédigés…

Religion → Le livre le plus lu, le plus traduit et le plus influent de l’histoire


L’essentiel

La Bible (du grec biblia, « les livres ») n’est pas un livre mais une bibliothèque — un recueil de textes rédigés sur plus de mille ans par de nombreux auteurs. C’est le texte sacré du judaïsme et du christianisme, et l’un des fondements de la civilisation occidentale (et bien au-delà).

Structure

  • L’Ancien Testament (la Bible hébraïque / Tanakh pour les juifs) : la Torah (les 5 premiers livres, la Loi), les livres historiques (Rois, Juges…), les Prophètes, et les écrits de sagesse et de poésie (Psaumes, Job, le Cantique des cantiques).
  • Le Nouveau Testament (propre aux chrétiens) : les quatre Évangiles (la vie de Jésus), les Actes, les épîtres de Paul et l’Apocalypse.
  • Diversité des genres : loi, récit, mythe fondateur, prophétie, poésie, lettre — un texte pluriel.

Repères

  • Une écriture longue et collective : compilée, éditée, canonisée sur des siècles (le « canon » varie selon les confessions : catholique, protestant, juif).
  • La traduction : de l’hébreu et du grec au latin (la Vulgate de saint Jérôme), puis en langues vulgaires — Luther (allemand) et l’imprimerie de Gutenberg (la Bible, premier grand livre imprimé, ~1455) démocratisent sa lecture (voir Le Christianisme).
  • Interprétation : littérale, allégorique, historico-critique, mystique (la kabbale) — « le livre n’existe pas pour être cru mais pour être examiné » (voir Le Nom de la Rose, Umberto Eco).

Dimension symbolique / critique

  • Matrice culturelle : la Bible irrigue l’art, la morale, le droit, la littérature et la langue de l’Occident — on ne comprend pas Michel-Ange, Bach ou Dostoïevski sans elle.
  • Histoire ou mythe ? : la lecture historico-critique (depuis le XIXᵉ s.) distingue le noyau historique, les mythes fondateurs (voir Les Mythes de la Bible) et la théologie — sans réduire la portée spirituelle pour les croyants.
  • Un texte disputé : source de foi et de sagesse, mais aussi invoqué pour justifier le pire (guerres, esclavage, soumission des femmes) — d’où l’enjeu de l’interprétation.

À retenir

La Bible (« les livres ») est une bibliothèque écrite sur plus de mille ans, texte sacré du judaïsme (Ancien Testament / Tanakh) et du christianisme (+ Nouveau Testament : Évangiles, épîtres, Apocalypse), aux genres multiples (loi, récit, prophétie, poésie). Compilée et canonisée sur des siècles, traduite (Vulgate, Luther) et démocratisée par l’imprimerie. Matrice de l’art et de la morale occidentaux, elle se lit littéralement, allégoriquement ou de façon historico-critique — livre de foi et objet d’examen inépuisable.

🔗 Liens

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