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Le Capital social

« Ce n'est pas ce que tu sais, c'est qui tu connais. » ⭐ L'idée forte. Le capital social désigne l'ensemble des ressources qu'un individu peut mobiliser grâce à son réseau de relations.

« Ce n’est pas ce que tu sais, c’est qui tu connais. »

L’idée forte. Le capital social désigne l’ensemble des ressources qu’un individu peut mobiliser grâce à son réseau de relations. Pour Bourdieu (1980), c’est « l’ensemble des ressources actuelles ou potentielles liées à la possession d’un réseau durable de relations d’interconnaissance ». Il forme, avec le capital économique et le capital culturel, le triptyque qui définit la position dans l’espace social. Un carnet d’adresses, une appartenance à un club ou une grande école se convertit en avantages concrets.

🔑 Le mécanisme / ce qu’on oublie. Trois traditions coexistent. Bourdieu en fait un instrument de reproduction des privilèges. James Coleman l’analyse comme une ressource facilitant l’action et le contrôle social (confiance, normes, obligations réciproques). Robert Putnam (Bowling Alone, 2000) le hisse à l’échelle collective : densité associative et confiance civique feraient la santé d’une démocratie. On distingue le capital « bonding » (liens forts, entre-soi) du capital « bridging » (liens faibles, ouverture) — écho aux « liens faibles » de Granovetter, souvent plus utiles pour trouver un emploi.

⚠️ Esprit critique. (1) Notion élastique, tantôt individuelle (Bourdieu), tantôt collective (Putnam), ce qui brouille sa mesure. 🔑 (2) Le capital social n’est pas neutre : il peut exclure autant qu’il relie, en fermant l’accès aux réseaux dominants. (3) Putnam est critiqué pour un usage moralisant et nostalgique du « déclin du lien social ». (Cf. La Violence symbolique, stratification sociale.)

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