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Le Brutalisme

Art & Culture → Architecture → Brutalisme (1950-1975) — Né dans l'Europe de la reconstruction d'après-guerre, le Brutalisme tire son nom du « béton brut » décoffré cher à Le Corbusier, popularisé en…

Art & Culture → Architecture → Brutalisme (1950-1975)


Enjeu global

Né dans l’Europe de la reconstruction d’après-guerre, le Brutalisme tire son nom du « béton brut » décoffré cher à Le Corbusier, popularisé en anglais (New Brutalism) par les critiques Alison et Peter Smithson et Reyner Banham dans les années 1950. Style de la pénurie et de l’ambition sociale, il équipe l’État-providence : logements de masse, universités, mairies. Il pousse à l’extrême l’idée d’une architecture honnête, qui ne cache ni sa structure ni sa matière.

Caractéristiques objectives (techniques)

  • Béton armé apparent, portant l’empreinte des planches de coffrage.
  • Masses massives et monolithiques, volumes géométriques puissants, porte-à-faux.
  • Structure lisible : poteaux, poutres et circulations exhibés plutôt que masqués.
  • Matériaux bruts : béton, brique, verre, sans revêtement décoratif.

Caractéristiques subjectives (l’esprit)

Une éthique de la franchise : montrer les choses telles qu’elles sont. Le Brutalisme veut une architecture morale, robuste, quasi sculpturale, qui affirme la présence physique du bâtiment plutôt que de séduire.

Thèses et débats

1. Utopie sociale ou froideur inhumaine

  • Thèse : logement digne et abordable pour tous (Unité d’habitation de Marseille, 1952). Contradicteur : barres grises jugées oppressantes, associées à la délinquance urbaine.

2. Détesté puis réhabilité

  • Thèse : dans les années 1980-90, on démolit ; longtemps synonyme de laideur. Aujourd’hui : culte patrimonial, mouvement #SOSBrutalism, réhabilitation du Boston City Hall (1968) et du Barbican de Londres.

🔗 Notes connexes

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