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Réseaux Trophiques

Biologie → Écologie → Structure des écosystèmes — Un réseau trophique représente l'ensemble des relations alimentaires entre les êtres vivants d'un écosystème.

Biologie → Écologie → Structure des écosystèmes


Thèse principale Un réseau trophique représente l’ensemble des relations alimentaires entre les êtres vivants d’un écosystème. Il structure la circulation de l’énergie et de la matière — et révèle que “se manger les uns les autres” n’est pas une violence mais une nécessité évolutionnaire et thermodynamique.

Argument Dans tout écosystème, l’énergie solaire est captée par les producteurs primaires (plantes, algues), puis transférée de niveau en niveau par la prédation, le parasitisme et la décomposition. Sans ce flux, la matière s’accumulerait et l’énergie se perdrait. La biodiversité d’un écosystème se mesure en grande partie à la complexité de son réseau trophique.

Explication

Les niveaux trophiques

  1. Producteurs (autotrophes) : plantes, algues, phytoplancton — capturent l’énergie solaire via la photosynthèse
  2. Consommateurs primaires (herbivores) : lapins, cerfs, insectes herbivores
  3. Consommateurs secondaires (carnivores) : renards, araignées, poissons prédateurs
  4. Consommateurs tertiaires (grands prédateurs) : ours, aigles, requins
  5. Décomposeurs : bactéries, champignons — recyclent la matière organique

Types d’interactions

  • Prédation : le prédateur tue et mange sa proie
  • Parasitisme : le parasite se nourrit de l’hôte sans le tuer (immédiatement)
  • Consommation de plantes
  • Consommation de cadavres (nécrophagie) : vautours, charognards

La règle des 10 % À chaque transfert d’un niveau trophique au suivant, environ 90 % de l’énergie est perdue (chaleur, mouvements, métabolisme). → Il faut 10 kg de végétaux pour produire 1 kg d’herbivore, et 10 kg d’herbivores pour 1 kg de carnivore. → Les chaînes alimentaires longues sont rares et fragiles.

Pourquoi les êtres vivants se mangent-ils ? Ce n’est pas une intention mais une conséquence de l’évolution : les organismes capables d’extraire de l’énergie d’autres organismes ont eu un avantage sélectif énorme. La prédation et le parasitisme sont apparus très tôt dans l’histoire du vivant.

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