Économie → “There is no alternative” : la rupture néolibérale britannique.
L’essentiel
Le thatchérisme désigne la politique de Margaret Thatcher, Première ministre britannique de 1979 à 1990. Face au déclin industriel et à l’inflation des années 1970, elle impose une rupture radicale : privatisations, dérégulation, monétarisme, affaiblissement des syndicats et réduction du rôle de l’État. Sa devise, “There is no alternative” (TINA), résume son intransigeance idéologique.
Mécanisme
- Privatisations massives : British Telecom, British Gas, British Airways, eau, électricité… transférées au privé.
- Monétarisme (inspiré de Milton Friedman) : priorité à la maîtrise de la masse monétaire et de l’inflation.
- Affaiblissement syndical : victoire sur la grande grève des mineurs (1984-1985), lois restreignant le droit de grève.
- Big Bang financier (1986) : dérégulation de la City faisant de Londres une place financière mondiale.
Limites / Fragilités
- Désindustrialisation et chômage de masse (au-delà de 3 millions de chômeurs au début des années 1980).
- Creusement des inégalités régionales (Nord industriel vs Sud financier).
- Impopularité de la poll tax (impôt local forfaitaire) précipitant sa chute en 1990.
Dimension symbolique
- Dame de fer : figure d’autorité et de conviction, clivante jusqu’à sa mort.
- Héritage durable : le “consensus thatchérien” a marqué durablement le Royaume-Uni, y compris le New Labour de Tony Blair.
À retenir
Le thatchérisme (1979-1990) incarne la rupture néolibérale au Royaume-Uni : privatisations, dérégulation (dont le Big Bang de 1986), monétarisme et démantèlement du pouvoir syndical, résumés par le slogan TINA. Il a modernisé et financiarisé l’économie britannique au prix d’une désindustrialisation et d’inégalités durables.
🔗 Liens
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