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Judith Sargent Murray

Histoire → Amérique → XVIIIe siècle (Lumières) — Judith Sargent Murray est l'une des premières voix de l'égalité des sexes dans l'Amérique révolutionnaire.

Histoire → Amérique → XVIIIe siècle (Lumières)


Enjeu global

Judith Sargent Murray est l’une des premières voix de l’égalité des sexes dans l’Amérique révolutionnaire. Bien avant le mouvement féministe organisé, elle affirme que l’infériorité supposée des femmes ne vient pas de la nature mais d’un défaut d’éducation. L’enjeu : montrer que l’idéal d’égalité des Lumières et de la Révolution américaine fut très tôt étendu aux femmes — par les femmes elles-mêmes.

Repères

  • Essayiste américaine, contemporaine de la Révolution. Texte majeur : On the Equality of the Sexes (rédigé ~1779, publié 1790) — antérieur à la Défense des droits de la femme de Mary Wollstonecraft (1792).
  • Thèse centrale : si les femmes paraissent intellectuellement inférieures, c’est parce qu’on les prive d’éducation, non par nature. Donnez-leur le savoir, elles égaleront les hommes.

Thèses et débats

  • Thèse : la différence des sexes est sociale (éducation), non naturelle — argument fondateur de tout le féminisme à venir (voir Privilège, Le Corset — Corps et Pouvoir).
  • Contradicteur (de son époque) : la pensée dominante naturalisait l’infériorité féminine (la femme “faite” pour le foyer). Murray retourne l’argument des Lumières (l’égalité, la raison) contre l’exclusion des femmes — montrant l’incohérence d’une Révolution qui proclame l’égalité mais en exclut la moitié de l’humanité.
  • Postérité : longtemps oubliée, redécouverte par l’histoire des femmes — figure de la “première vague” féministe américaine avant l’heure (voir Athéisme — Histoire d’une Critique pour Nawal El Saadawi, autre critique féministe).

🔗 Notes connexes

Fiches qui citent celle-ci (1)