Position selon laquelle il n’existe aucune valeur, aucun sens, aucune vérité objective — tout fondement (Dieu, la morale, le progrès) s’est effondré.
⭐ Le diagnostic de Nietzsche. Nietzsche est le grand penseur du nihilisme, non comme partisan mais comme DIAGNOSTIQUEUR. Sa formule : « Dieu est mort » — non pas un athéisme provocateur, mais le constat que les fondements (religieux, métaphysiques) qui donnaient sens à la vie occidentale ont perdu leur crédibilité. Résultat : les valeurs suprêmes « se dévalorisent », et l’humanité risque de sombrer dans le vide (« à quoi bon ? »).
🔑 Deux nihilismes. Le nihilisme PASSIF (résignation, désespoir, « rien ne vaut la peine ») ; et le nihilisme ACTIF, étape nécessaire pour DÉTRUIRE les vieilles valeurs et en CRÉER de nouvelles. Nietzsche veut traverser le nihilisme pour le dépasser (le « surhomme » qui crée ses propres valeurs, l’amor fati).
⚠️ Esprit critique. Le nihilisme se heurte à une objection logique : affirmer « rien n’a de sens / il n’y a pas de vérité » est encore une affirmation qui se prétend vraie — auto-contradiction (cf. Les Règles de Base de la Logique). 🔑 Et il est ambivalent politiquement : la « mort de Dieu » libère (plus de dogme imposé) mais peut aussi ouvrir sur le cynisme, le « tout est permis » (que Dostoïevski redoutait) ou le repli sur la force brute. Comment fonder des valeurs quand plus rien ne les garantit d’en haut ? Question centrale de la modernité.
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